• La garde impériale Et le JSDF

     La garde impériale Et le JSDF

     

    (Illustration du sauvetage des habitants de Sendai le 11 mars 2011 par les forces d'auto-défenses)

    Les forces d'auto-défense japonaise :

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    Les Forces japonaises d'autodéfense (自衛隊Jieitai) (FJA), souvent désignées sous le terme anglais de Japan Self-Defense Forces (JSDF), constituent de fait l'armée japonaise depuis 1954. La défense du Japon a en effet depuis 1945 un statut particulier. En raison de l'article 9 de sa Constitution, issue de la défaite dans la guerre du Pacifique face aux États-Unis et autres Alliés qui a conduit à la suppression de l'armée impériale et la marine impériale japonaise, « le Japon renonce à jamais à la guerre en tant que droit souverain de la nation ».

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    Cette phrase initialement interprétée comme une interdiction totale d'avoir une armée a été réinterprétée depuis 1954 comme une interdiction des comportements offensifs, laissant au Japon le droit d'avoir des troupes exclusivement pour la défense du pays. Le Japon s'interdit aussi d'avoir une arme nucléaire fonctionnelle.

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    L'article 9 de la constitution japonaise fut rédigé dans les circonstances particulières de la période immédiatement après la guerre. La situation géopolitique de la région changea profondément avec la montée de l'antagonisme entre les États-Unis et l'URSS au début de la guerre froide, avec pour conséquence un changement de la politique du tuteur américain du Japon. Le Japon devint une base avancée de l'United States Navy et un élément clef du réseau d'alliances visant à contenir l'expansion des blocs communistes Chinois et Soviétique. La guerre de Corée renforça cette situation, et en 1954, le gouvernement japonais se dote d'une force armée, qualifiée de défensive, baptisée « Forces d'autodéfense ».

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    Un Traité de coopération mutuelle et de sécurité entre les États-Unis et le Japon lie ces deux nations. Ce sont en théorie ces premiers qui assurent la protection de l'archipel. Ainsi l'armée américaine a établi plusieurs bases dans le pays dont les plus importantes sont sur l'île d'Okinawa. Après avoir été dotées quasi exclusivement de matériel américain importé ou construit sous licence durant les années 1950 et 1960, les forces terrestres et maritimes japonaises sont actuellement équipées, pour l'essentiel, de matériel d'origine nationale ; ces équipements sont de haut niveau bien qu'en général plus onéreux que leurs équivalents occidentaux ; l'aviation continue d'utiliser en majorité des avions de combat d'origine américaine.

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    À partir des années 1990, le Japon fait un retour progressif en tant qu'acteur dans la géopolitique internationale, et tout comme c'est le cas pour l'Allemagne, ses forces armées commencent à intervenir dans des actions multinationales. En 1992, pour la première fois depuis 1945 et la fin des campagnes du Pacifique, des militaires japonais sont déployés en mission à l'étranger en tant que casques bleus au Cambodge. Depuis 1996, des Japonais sont membres de la Force des Nations unies chargée d'observer le dégagement au Golan. Et en 1998, la coopération avec la Septième flotte américaine qui avait été inexistante commence à se mettre en place.

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    En 2004, pour la première fois depuis 50 ans, le Japon envoie des troupes dans une zone de combat, en Irak, participant, uniquement dans un but humanitaire et de reconstruction, à lacoalition militaire en Irak menée par les États-Unis ; leur mission se termine en décembre 2008. Cette présence croissante dans les actions internationales s'accompagne d'une évolution des institutions japonaises. Le 15 décembre 2006, le Japon se dote d'un véritable ministère japonais de la Défense, succédant à l'Agence de Défense. Cette évolution est intervenue après le vote de la Chambre des représentants et de celle des Conseillers, favorables à ce projet de loi. Fumio Kyuma, alors secrétaire d'État qui dirigeait l'Agence de Défense, devient ainsi ministre de la défense. Cette création a pour principal but de donner au Japon les outils pour une action politique internationale, et l'éventuelle participation dans des opérations de maintien de la paix. Après lui se succèdent à ce poste le 2 juillet 2007 Yuriko Koike puis Masahiko Kōmura et le 26 septembre 2007 Shigeru Ishiba, en 2012, Satoshi Morimoto détient ce poste.

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    En mars 2007, l'Australie et le Japon ont signé un pacte de sécurité mutuelle, le deuxième du genre pour le Japon avec celui signé avec les États-Unis. Profondément marqué par les bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki, le Japon s'est doté après la Seconde Guerre mondiale d'une doctrine non-nucléaire, qui consiste à ne « jamais posséder, produire et stocker » d'armements nucléaires. Néanmoins, la présence de puissances nucléaires dans son voisinage, notamment la Chine, la Russie et la Corée du Nord, soulève un débat récent sur la difficulté d'assurer dans ces conditions une capacité de dissuasion. En 2006, le ministre des affaires étrangères Taro Aso a déclaré que le Japon disposait de la technologie pour développer des bombes atomiques, ainsi que des réserves de plutonium sous la supervision de l'Agence internationale de l'énergie atomique(AIEA), mais a renouvelé fermement la décision du gouvernement japonais de ne pas produire d'armes nucléaires.

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    En décembre 2010, le Japon annonce une réorganisation de sa défense d'ici 2020, les forces faisant alors face à la Russie seront repositionnées face à la république populaire de Chine et la menace balistique de la Corée du Nord3. À la suite du séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku du 11 mars 2011 causant l'accident nucléaire de Fukushima, ce sont 106 000 soldats qui ont été mobilisés dans l'armée de terre (70 000 sur 135 000), la marine (14 000 sur 45 000) et l'armée de l'air (22 000 sur 50 000)4. Durant leconflit territorial des îles Senkaku en 2012, un chercheur déclare qu'en cas d'attaque par la Chine, il ne faudrait pas moins de trois jours pour que soit prise la décision de mobiliser les forces japonaises en raison de la lenteur des étapes politiques nécessaires au respect de la Constitution.

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    Le 27 septembre 2014, à la suite de l'éruption du Mont Ontake, ayant ôté la vie à plus d'une trentaine de personnes, à l'exemple d'autres désastres naturelles ou technologiques, les FJA sont déployées sur place à la recherche de blessés et de disparus.

     

                    Garde impériale Konoe Shidan :

    La garde impériale du Japon (近衛師団Konoe Shidan) était une branche de l'armée japonaise chargée de la protection de l'empereur, de sa famille, des palais et de toutes autres propriétés impériales. Après la Seconde Guerre mondiale, la garde traditionnelle fut dissoute et en 1947 une garde impériale civile fut instituée au sein de l'agence nationale de police.

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    La Garde impériale fut créée en 1867. Elle devint le noyau dur de l'armée impériale japonaise après que l'empereur Meiji ait retrouvé les pleins pouvoirs suite à la restauration de Meiji. Constituée de 12 000 hommes organisés et entraînés par des militaires français, la Garde impériale combattit pour la première fois pendant la rébellion de Satsuma. Elle fut organisée en deux brigades d'infanterie divisées chacune en deux régiments.

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    Cependant, après la victoire allemande lors de la guerre franco-prusse en 1870,les Japonais renvoyèrent les formateurs militaires français et embauchèrent des Allemands pour les remplacer. Ceux-ci réorganiseront la Garde impériale selon le modèle du régiment des Gardes du Corps de Prusse.

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    En 1885, l'armée impériale japonaise comptait sept divisions, dont la Garde impériale. Une division consistait en quatre régiments divisés en deux bataillons chacun. La division de la Garde impériale était basée à Tokyo et ses membres étaient recrutés au niveau national.

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    Après la guerre russo-japonaise de 1905, une seconde brigade de gardes fut formée à partir d'aborigènes de Taïwan. En 1920, le régiment de cavalerie de la garde, celui d'artillerie de campagne, le bataillon de génie, celui des transports, ainsi que d'autres unités de service furent rajoutées.

     

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    De 1937 à 1939, le bataillon de génie fut un régiment, comme ce fut le cas pour celui des transports.

    Jusqu'en 1939, la cavalerie de la Garde impériale portait des uniformes de parade de style français qui consistaient en une tunique bleu foncé, avec un képi rouge et des hauts-de-chausses rouges. Le képi avait une plume blanche et une base rouge. Avant l'adoption général du kaki par l'armée japonaise pendant la guerre russo-japonaise de 1905, un uniforme en lin blanc était porté par temps chaud.

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    Les soldats d'infanterie de la Garde impériale portaient un uniforme bleu foncé avec des jambières blanches jusqu'en 1905. Ils se différenciaient des autres soldats d'infanterie par un ruban rouge (au lieu de jaune) accroché sur le képi. Les officiers portaient une tunique bleu foncé avec cinq rangées de soutaches en mohair noir et un pantalon bleu foncé avec une bande rouge en bas de chaque couture.

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    Après l'adoption de la couleur kaki, les soldats d'infanterie la portèrent en toute occasion, bien que les officiers gardèrent des uniformes bleus et rouges pour certaines cérémonies où ils ne paradaient pas avec les troupes.

    Sur le terrain, l'uniforme standard kaki fut porté par toutes les unités de la Garde impériale de 1905 à 1945. Les unités de la Garde se distinguaient par une étoile en bronze sur le casque, contrairement à l'étoile à cinq branches portée par d'autres unités.

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    En 1947, les quartiers-généraux de police (皇宮警察本部Kōgū-Keisatsu Honbu?) fut créés et placés sous le contrôle du ministère de l'Intérieur, lui-même au sein du ministère de la maison impériale. Ils furent placés sous l'autorité de l'agence nationale de police en 1957.Aujourd'hui, ils comptent 900 agents qui assurent la sécurité de l'empereur, du prince héritier et des autres membres de la famille impériale, ainsi que la protection des propriétés impériales (le palais impérial de Tokyo, celui de Kyoto, la villa impériale de Katsura, celle de Shugakuin, le Shōsō-in à Nara et les villas impériales de Hayama et Nasu2.La Garde impériale compte aussi une unité de police montée de 14 chevaux utilisée comme garde d'honneur pendant les cérémonies. En plus de ses fonctions de sécurité, la Garde impériale est aussi responsable de la lutte contre les incendies des bâtiments du palais et de l'entretien de cinq fourgons d'incendie et du personnel pour cet effet.Les membres de la Garde impériale portent un uniforme bleu foncé ou bleu-gris avec des gants blancs.

     

    (Changement de la garde impériale au palais de Tokyo.)

    (Video passe au information japonaise sur la garde impériale.)

     la garde impériale du palais de tokyo de l'empereur

    (Photo de l'amiral Yamamoto)

     la garde impériale du palais de tokyo de l'empereur


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