• L’ère Meiji et les révoltes de la restauration Meiji

    Kyoto ancienne capitale impériale

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    Nous sommes des adorateurs de l'art Meiji .

    L'ère Meiji (明治時代meijijidai) est la période historique du Japon entre 1868 et 1912. Initiée par la restauration de Meiji, elle est comprise entre l'ère Keiō (fin de l'époque Edo) et l'ère Taishō. Cette période symbolise la fin de la politique d'isolement volontaire appelée Sakoku et le début de politique de modernisation du Japon.

    Le Japon de l’ère Meiji était en perpétuel état de crise, il recherchait un certain équilibre intérieur difficile à acquérir face à la complexité du monde extérieur et avait la nostalgie du temps passé, mais son désir de changement le pousse à se révolter contre son passé. Ce fut une lutte épique qu’il livra pendant des années de bouleversement social, politique et culturel. Il tira parti de cette « lutte » en rêvant et réalisant de grandes entreprises, des avancées dans les domaines de l’industrie, de l’économie, de l’agriculture et en matière d’échanges commerciaux.

    Kyoto ancienne capitale impériale

    L'impacte mondiale de l’ère Meiji 

    Au prix d'une guerre civile, l'empereur Meiji a atteint à la fin de son règne son but principal : amener le Japon à la hauteur des puissances occidentales en établissant un pouvoir central fort. Ce sont tous les efforts menés durant l'ère Meiji, véritable révolution politique, sociale, industrielle, et militaire, qui permirent au pays du soleil levant d'obtenir une victoire éclatante durant la guerre russo-japonaise (1905). Cette première victoire d'une puissance orientale sur une puissance occidentale dans l'Histoire contemporaine fit apparaître dans l'opinion publique le spectre du « péril jaune », et dans une certaine mesure, la politique expansionniste du Japon sous l'ère Shōwa est en continuité avec la politique de l'ère Meiji. Pour le gouvernement japonais, au début du xxe siècle les alternatives sont: étendre son influence sur l'Asie ou passer sous l'influence de l'Occident, autrement dit coloniser ou être colonisé. C'est dans l'optique de rester une grande puissance que sera mis en place la sphère de coprospérité de la grande Asie orientale.

    Un grand nombre des mesures prises durant l'ère Meiji perdurent dans le Japon moderne (devenu néanmoins pacifiste après la Seconde Guerre mondiale) : instruction obligatoire, institution du yen comme monnaie nationale, ouverture sur l'Occident, administration centrale s'appuyant sur des préfectures, entre autres. Le Japon n'a pas renoncé à son statut de grande puissance, et a longtemps possédé le deuxième PIB au monde derrière les États-Unis (8,05 % du PIB mondial, en 2007) jusqu'à ce que la Chine le rattrape en 2010.

    En guise de reconnaissance, un sanctuaire portant le nom de Meiji Jingū a été construit à Tokyo.

    Vue aérienne en automne du sanctuaire Meiji :

    L’ère Meiji et les révoltes de la restauration Meiji

    Ce sanctuaire est dédié aux âmes divines de l'Empereur Meiji, mort en 1912, et de sa femme l'Impératrice Shōken, morte en 1914, bien que les deux époux reposent à Kyoto. Il a été construit avec un musée de1912 à 1920 au milieu d'un jardin dessiné par l'Empereur et composé de 100 000 arbres donnés de tout le Japon lors de la construction. Le temple a été détruit par les bombardements de 1945 et reconstruit en1958, principalement en bois de cèdre. En 1973 a été construit le shiseikan (至誠館), salle d'entrainement aux arts martiaux (dojo). De 1990 à 1993, un nouveau bâtiment a été construit : le kaguraden (神楽殿), une salle de danse traditionnelle kagura pour fêter les 70 ans du sanctuaire. Une annexe au musée a été construite récemment à l'est du site.

    C'est le plus grand lieu de culte shintoïste du pays, où l'on célèbre de nombreux mariages et cérémonies.

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    Le Meiji-jingū est en fait constitué de deux complexes: le principal, parfois appelé naien (内苑), littéralement « jardin intérieur », où se trouve le sanctuaire, et gaien (外苑), littéralement « jardin extérieur », situé à plus d'un kilomètre à l'est.

    Le sanctuaire est au centre du Meiji-jingū gyoen (明治神宮御苑), le jardin impérial, qui s'étend sur 700 000 m2 et comptait en 2008 près de 170 000 arbres de 245 espèces différentes. On y trouve en outre un champ de 1 500 iris de plus de 150 espèces différentes. Le chemin principal menant au sanctuaire est ouvert par un torii en bois de cèdre de 12 mètres de hauteur, ce qui en fait le plus haut du Japon. Outre lekaguraden, les bâtiments du sanctuaire sont le honden (本殿), batiment principal construit dans les règles du style nagare-zukuri, le noritoden (祝詞殿) où la liturgie est récitée, le naihaiden (内拝殿), le gehaiden(外拝殿), le shinko (神庫) pour les objets sacrés et le shinsenjo (神饌所) pour les offrandes. Le dojo shiseikan se trouve au nord du site à côté du musée, appelé hōmotsuden (宝物殿, lit. « sanctuaire aux trésors »), et exposant les portraits des Empereurs ainsi que des objets leur ayant appartenu. Au sud du jardin du sanctuaire se trouve le parc Yoyogi, qui s'étend sur 540 000 m.

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    kyoto l'ancienne capitale impériale de la famille impériale

     


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